La Semaine de l’industrie 2021 : inventer un avenir durable !

La Semaine de l’industrie 2021 : inventer un avenir durable !

L’industrie en  quelques chiffres…

en 2021

  • 70 000 emplois non pourvus
  • 250 000 postes à pourvoir
  • le nombre de femmes cadres et ingénieures a triplé en 20 ans

Du 22 au 28 novembre 2021, les entreprises industrielles, les écoles et les centres de formation ouvriront leurs portes pour faire découvrir leurs métiers ! À la recherche d’informations sur les formations, envie de découvrir votre futur métier ou de rencontrer les acteurs de ce secteur résolument tourné vers l’avenir ?

 

Rendez-vous du 22 au 28 novembre 2021, partout en France !
Tchats, visites virtuelles, portes ouvertes, forums des métiers, web-conférences, interventions en classe, job dating… Pour retrouver tous les événements près de chez vous : semaine-industrie.gouv.fr 

« Inventer un avenir durable » : une Semaine de l’industrie pour mettre en lumière les solutions apportées par les acteurs de l’industrie aux grands enjeux sociétaux.
Le thème de cette 10e édition met en lumière la transition écologique, l’économie circulaire et la mixité des métiers dans l’industrie. « Inventer un avenir durable », c’est aussi valoriser les solutions des acteurs de l’industrie pour répondre aux préoccupations de la société, et notamment des jeunes (innovation, transition écologique, mixité des métiers, égalité femmes-hommes, économie circulaire …), et aux enjeux de production et d’indépendance et de souveraineté nationale.

Depuis 10 ans, la Semaine de l’industrie suscite des vocations en montrant que l’industrie offre des carrières passionnantes, stables, formatrices, et en moyenne mieux rémunérées que dans les autres secteurs.

Stop aux préjugés !

L’industrie, c’est des métiers pour tous les niveaux !

Travailler en équipe avec des professionnels de tous niveaux et tous horizons, c’est ça, le quotidien de François !

L’industrie, c’est pas toujours travailler à l’usine !

Travailler dans l’industrie, ça peut être sportif… La preuve avec Valentin, chez EDF.

L’industrie, c’est aussi pour les filles !

Être une femme et faire carrière dans le secteur industriel, c’est tout à fait possible ! La preuve avec Aurélie, à La Normandise.

L’industrie, c’est valoriser nos déchets !

Travailler dans l’industrie et être engagé pour l’environnement, c’est loin d’être incompatible ! La preuve avec François, de La Normandise.

L’industrie, c’est bien fait pour toi !

70 000 emplois non pourvus, 250 000 postes à pourvoir cette année : l’industrie recrute ! La preuve avec Valentin, chez EDF !

L’industrie, c’est bien payé !

Démarrer sa carrière très jeune et profiter des formations pour la faire décoller : ça fait partie des belles opportunités qu’offre l’industrie. La preuve avec Valentin, chez EDF !

Et toi, c’est quoi ton parcours ?

Maxime, technicien de synthèse

Travailler en équipe avec des professionnels de tous niveaux et tous horizons, c’est ça, le quotidien de Maxime !

Nolwenn, responsable de la collecte des déchets ménagers

Embarquez avec Nolwenn et ses collègues pour découvrir un métier étonnant et pas routinier !

Aurélie, Directrice Recherche-Développement et qualité

Être une femme et faire carrière dans le secteur industriel, c’est tout à fait possible ! La preuve avec Aurélie, à La Normandise.

Léa, technicienne de production

Préparer la production des produits, vérifier les réglages des machines, contrôler la qualité de la production et s’assurer du respect du cahier des charges : c’est ça le métier de Léa. Et ça change tous les jours !

François, Directeur général

A l’affût des nouvelles tendances du marché, François et ses équipes développent de nouveaux produits tout en étant vigilants au respect de l’environnement et à l’amélioration des conditions de travail des collaborateurs. Pour sa formation, François a même eu l’opportunité d’étudier au Canada. Plutôt tentant, non ?

Valentin, chef d’un groupement d’usines hydrauliques

Plutôt passionné par le bricolage que de rester sagement assis en classe, Valentin a démarré juste après son CAP et a rapidement grimpé les échelons. Maintenant il est ingénieur et gère 8 sites !

Un bilan positif à mi-parcours

Un bilan positif à mi-parcours

Lancée fin 2019, la dynamique du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire se révèle aussi séduisante que pertinente, comme l’a montré le comité local du 5 juillet. A 18 mois du terme du contrat, les avancées sont significatives dans plusieurs domaines, tels que la réhabilitation de friches et les actions de promotion de l’industrie. L’élan créé par les entreprises et les collectivités est appelé à s’inscrire sur le long terme pour effacer les stigmates de la crise sanitaire et redorer l’image des métiers de l’industrie.

En s’appuyant sur des binômes industriels-élus et en plaçant les attentes des entreprises au cœur de la réflexion, le programme national Territoires d’industrie tranche avec les expériences passées. Dix-huit mois après son lancement officiel sur l’axe ligérien, de Cercy-la-Tour à Cosne-sur-Loire, le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire valide sans détours l’originalité et l’efficacité du concept.

Le comité local du 5 juillet, dans l’amphithéâtre de Nevers Agglomération, a donné la mesure du chemin parcouru depuis la signature du protocole, en octobre 2019. Au mitan des 36 mois du contrat, le point d’étape a d’ores et déjà montré la nécessité d’un travail d’équipe entre les entreprises et les collectivités locales.

« Territoires d’industrie s’inscrit dans la durée », a souligné Denis Thuriot, maire de Nevers, président de Nevers Agglomération et copilote du Territoire avec Jean-Christophe Trontin, directeur de l’aciérie imphycoise Aperam. « Il nous a donné un temps d’avance et a été un catalyseur de relance pendant la pandémie. Un bel élan a été impulsé dans la Nièvre, et nous incite à avoir une vision à long terme du développement économique. »

Le vice-président du Conseil régional, Hicham Boujlilat, les députés Perrine Goulet et Patrice Perrot, et le préfet Daniel Barnier ont tour à tour salué l’efficacité de ce dispositif dans la Nièvre, une terre industrielle confrontée à plusieurs défis de taille – les difficultés de recrutement, les virages écologique et numérique. « Si nous avons pu résister en 2020, c’est parce qu’il y a des attentes fortes », a insisté Jean-Christophe Trontin. « La crise n’enlève pas nos ambitions de développement ni notre volonté de relever le défi de l’écologie et celui de l’attractivité auprès des jeunes, qui est le plus grand de nos défis. »

Le défrichage au sein des groupes de travail sur 2019-2020 s’est traduit par l’élaboration de sept fiches-actions (voir plus bas), qui ont commencé à sortir du virtuel pour entrer dans le réel : « Trente-six mois, c’est beaucoup et peu à la fois. 2021 est l’année des résultats. » Trois fiches, parmi les plus avancées, ont été présentées par leur pilote référent : la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), par Tristan Lacombe, directeur du Pôle Engins au Technicentre industriel Nevers Languedoc de la SNCF ; la réhabilitation de friches industrielles, par Jérôme Ferré, chef du pôle Développement économique de la Communauté de communes du Sud-Nivernais ; la campagne de communication Osez l’industrie !, par David Szymyslik, chef de projet Territoire d’industrie.

Le retard pris sur d’autres fiches-actions n’a pas été éludé. Une transparence saluée par Daniel Barnier : « J’apprécie cette approche pragmatique, concrète, où l’on fait le point sur ce qui marche bien et ce qui marche moins bien. » La conjonction, dans les différentes instances du Territoire d’industrie, des regards des industriels, des élus et des techniciens constitue, aux yeux de Jean-Christophe Trontin, l’une des plus grandes vertus de ce dispositif à l’échelle de Nevers Val de Loire : « Cette initiative nous amène à sortir de notre cadre, à voir comment faire autrement. Nous avons plaisir à travailler ensemble, à avoir des points de vue complémentaires. Maintenant, ce plaisir doit transpirer. » Et d’écarter tout satisfecit anesthésiant : « Si nous étions les meilleurs, tous les jeunes voudraient se battre pour entrer dans nos entreprises. »

 

Les sept fiches-actions

  • Patrimoine immobilier et fiches industrielles
  • Transition écologique et environnementale
  • Travailler et vivre sur le territoire
  • Promotion de l’industrie et de ses métiers
  • Projet innovant dans la filière bois
  • Plateforme technologique autour de la fabrication additive métallique
  • Industrie du futur et usine 4.0.

La pédagogie d’Osez l’industrie ! au collège de Guérigny

La pédagogie d’Osez l’industrie ! au collège de Guérigny

La pédagogie d’Osez l’industrie ! au collège de Guérigny

OSEZ L’INDUSTRIE DANS LA NIEVRE !

Orchestrée par le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, la campagne Osez l’industrie ! a fait étape au collège de Guérigny, mardi 1er juin. Les représentants de quatre entreprises nivernaises ont raconté aux élèves de 3e la réalité de leur activité, la richesse et la diversité des métiers et des parcours qui anime leur quotidien. Une façon de lutter, par l’authenticité du témoignage, contre les clichés qui polluent l’image de l’industrie.

Classes de 3e du collège de Guérigny

Objectif prioritaire du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, le recrutement se prépare aux prémices de l’orientation scolaire, quand les adolescents commencent à se projeter sur l’après-collège – le lycée, les études, la vie active. Dans cette période sensible où rêve et réalisme s’affrontent, où les hautes aspirations se mêlent au pragmatisme et au rude horizon du marché du travail, les métiers de l’industrie peinent à se faire leur place.

La faute à une image encore tenace d’univers ingrat, sous-qualifié, monotone et testostéroné que la campagne Osez l’industrie ! s’efforce d’effacer. Et pour y parvenir, le Territoire d’industrie a misé sur le témoignage direct, sans filtre, de dirigeants d’entreprises de son bassin. Mardi 1er juin, les quatre classes de 3e du collège de Guérigny ont ainsi accueilli les représentants de quatre acteurs du monde industriel nivernais : Juliette Catinaud et Nicolas Monteil, directrice des ressources humaines (DRH) et directeur technique de Ligier Automotive (Magny-Cours) ; Patrice Rivière, directeur de PrivTech Engineering (Magny-Cours) ; Mélanie Belair, directrice opérationnelle de SCRM-Deffi (Cosne-sur-Loire) ; et Christine Croubois, directrice financière et DRH de Sorec Solutions (La Charité-sur-Loire).

Pratiquant la pédagogie dynamique saupoudrée d’humour, les intervenants ont abordé frontalement les « préjugés » qui grippent l’attractivité de l’industrie : « C’est pour les hommes, c’est sale et il n’y a pas d’avenir », a résumé, joyeusement provocatrice, Juliette Catinaud. Avant d’illustrer, à travers l’exemple de Ligier Automotive (87 salariés dont 67 à Magny-Cours), la profusion des métiers et des compétences que requiert la conception et la construction de voitures de course. A ses côtés, Mélanie Belair a martelé l’évidence : « Dans l’industrie, on trouve de tout et pour tout le monde, pour les filles et pour les garçons. » Et d’adopter, elle aussi, l’art de la formule choc : « L’industrie, c’est un gros mot. Mais en fait, c’est fabriquer et concevoir tous les objets de la vie courante. Tout ce qui nous entoure est fabriqué dans des entreprises. Par exemple, le paquet de gâteaux dans votre placard est le résultat de l’enchaînement et de l’imbrication de nombreux métiers. »

Vivant sans le savoir dans un département façonné par les épopées industrielles, les collégiens guérignois ont appris que leur environnement abritait des joyaux à l’éclat national, voire mondial, comme la biscuiterie Grobost (Saint-Péreuse), les Pains Jacquet (Clamecy), les vêtements Lacoste (Saint-Pierre-le-Moûtier), les vélos Look (Nevers), les Formule 4 (Magny-Cours), mais aussi des laboratoires ou des mastodontes de la rénovation de trains et de la construction de véhicules militaires. «  La Nièvre est un département industriel, les entreprises ont besoin que des jeunes comme vous prennent le relais », a insisté Juliette Catinaud.

Du CAP à l’école de commerce ou d’ingénieurs, une myriade de voies s’ouvre pour les élèves du collège de Guérigny, qui a accueilli à bras ouverts la campagne Osez l’industrie ! dans le cadre de son projet Parcours avenir initié il y a trois ans : « Nos élèves ont une méconnaissance du territoire et de ses possibilités », explique la principale de l’établissement, Catherine Jégo. «  C’est pourquoi ils partent souvent faire des études loin de la Nièvre et ne reviennent pas. Nous avons besoin de faire un gros travail avec les professionnels du terrain. »

Entre visites d’entreprise, stages et tables rondes thématiques, les collégiens sont sensibilisés au monde professionnel qui les entoure : «  On sait que ça les intéresse. L’orientation est une vraie préoccupation pour eux, surtout en cette période d’incertitude qui les angoisse beaucoup. » La rencontre avec les ambassadeurs d’Osez l’industrie ! aura peut-être apaisé quelques tourments sur la vie d’après, et suscité des vocations. Mélanie Belair veut y croire : « Si on a semé des graines, c’est toujours ça de gagné. »

>Voir le programme

C’est dans les parages
Emission du 31/05/2021 – Animé par Apolline Magnet
Osez l’industrie dans la Nièvre
Les podcasts de Bac FM

Une semaine pour « oser l’industrie »

Une semaine pour « oser l’industrie »

L’attractivité des métiers de l’industrie est une des priorités des professionnels réunis au sein du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire. Pour séduire et convaincre les jeunes Nivernais mais aussi les adultes, ils organisent une vaste opération de promotion, « Osez l’industrie dans la Nièvre ! », du 31 mai au 5 juin. Dans les établissements ou lors de conférences en ligne, une trentaine d’industriels seront les meilleurs ambassadeurs de leur univers et de leur passion.

Depuis son lancement fin 2018, le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire a placé le recrutement en tête de ses préoccupations, tant ce sujet représente une obsession pour l’immense majorité des chefs d’entreprise. Que ce soit auprès des jeunes scolarisés ou des adultes en quête d’emploi, de formation ou de reconversion professionnelle, l’image des métiers de l’industrie a besoin d’être redorée.

Ainsi l’expliquait Jean-Christophe Trontin, directeur de l’aciérie imphycoise Aperam et copilote du Territoire d’industrie avec Denis Thuriot, président de Nevers Agglomération, lors d’une interview parue dans le Magg en mars 2020 : « Ce problème de recrutement, qui est commun à beaucoup d’entreprises, nous renvoie à notre responsabilité, à l’attractivité de nos métiers. Nous devons travailler sur ce point-là, faire envie, aller dans les écoles, les collèges, les lycées, montrer la diversité des métiers aux jeunes, et aux enseignants. 

Nous devons aussi enlever les clichés comme « si tu ne réussis pas à l’école, tu finiras à l’usine ». Nos entreprises sont modernes, les salaires y sont attractifs, les progressions de carrière existent, les conditions de travail se sont améliorées. A ceux qui pensent que l’usine c’est Zola, je dis « venez voir ». (…) Nous pouvons aussi montrer que les femmes ont toute leur place dans les usines. »

Les référents industriels, membres du « Groupe RH » du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, ont souhaité entériner l’organisation d’une opération de promotion auprès des jeunes et du grand public. Malheureusement, en raison de la crise sanitaire, les deux éditions de la Semaine de l’industrie (opération nationale, qui existe depuis 10 ans) ont dû être annulées en mars 2020 et en mars 2021.

La décision a donc été prise d’organiser une opération nivernaise, baptisée Osez l’industrie dans la Nièvre !, qui se tiendra du lundi 31 mai au samedi 5 juin. Cette semaine sera l’occasion de présenter le tissu industriel nivernais dans sa diversité, et de valoriser ce secteur auprès du public pour susciter des vocations. En organisant cette manifestation commune, les acteurs du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire veulent également mettre en lumière un tissu industriel dont la richesse, la qualité et l’excellence sont encore trop méconnues des Nivernais eux-mêmes.

L’organisation de cet événement est d’autant plus importante dans la perspective de la reprise d’activité et de sortie d’une crise sanitaire dont l’impact est redouté sur le monde économique dans son ensemble.

Compte tenu des contraintes sanitaires et des probables difficultés à organiser des visites d’entreprises, deux formats d’animation ont été privilégiés :

  • des rencontres au sein des établissements scolaires, avec intervention des industriels dans des classes,
  • des conférences en ligne à destination des jeunes et du grand public sur quatre thèmes, formations et métiers en tension, carrières au féminin, innovation, stages et immersion en entreprise.

Pour renforcer encore la dimension collective des rencontres, les entreprises se déplaceront prioritairement en binôme, afin de montrer la diversité des métiers et des opportunités de carrières.

Plus d’une trentaine d’entreprises et de partenaires se sont d’ores et déjà mobilisés pour cette opération. Le programme détaillé des conférences en ligne est accessible ci-dessous.

Un appel à contribution, pour constituer une vidéothèque des entreprises nivernaises, fait également partie des actions de promotion de l’industrie.

Enfin en amont de cette opération, un dossier de 8 pages « Osez l’industrie ! » paraîtra dans Le Journal du Centre du vendredi 28 mai. A partir de portraits et témoignages de femmes et d’hommes de l’industrie nivernaise, ce fascicule montrera que, loin des idées reçues, l’industrie forme, recrute et n’en finit pas de se réinventer.

France Relance soutient dix entreprises du Territoire d’industrie

France Relance soutient dix entreprises du Territoire d’industrie

Lancé fin 2018, le programme national Territoires d’industrie est une des clefs de voûte du plan France Relance déployé par l’Etat pour limiter les effets de la crise sanitaire sur l’économie. Dix entreprises du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire bénéficient, entre autres grâce au Fonds d’accélération des investissements industriels, d’une aide financière à la réalisation de leurs projets, qui leur permettra de maintenir et de créer des emplois.

Le bilan d’étape du Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires a été présenté, mardi 23 février, par la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Ce turbo dans le moteur déjà puissant du programme national Territoires d’industrie (1) n’a qu’une mission, énoncée dans son intitulé : éviter le report voire l’annulation des investissements prévus par les entreprises et les aider ainsi à maintenir une compétitivité qui pourrait être précieuse en sortie de crise. «C’est aujourd’hui que nous devons investir pour bâtir la France de 2030 », a souligné la ministre.

Lancé à l’automne dans le cadre du plan France Relance, le Fonds d’accélération a été doté de 400 millions d’euros destinés à financer les projets industriels les plus structurants pour les territoires (création et extension de site, modernisation, nouveaux équipements, etc.), dont la mise en œuvre peut débuter dans les 6 à 12 mois. Autre critère de sélection, « un impact sociétal et économique fort » : maintien et création d’emplois, décarbonation, formation, etc.

Six mois après son démarrage, le Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires a atteint son but, selon Agnès Pannier-Runacher : 448 projets ont été soutenus en 2020, bénéficiant au total de 240 millions d’euros d’aides de l’Etat, pour un investissement industriel global de 2,29 milliards d’euros. La dynamique s’est poursuivie sur le début d’année, à tel point que l’enveloppe de 400 millions d’euros, initialement prévue pour tenir jusqu’à la fin 2022, est déjà consommée. La ministre a obtenu une enveloppe supplémentaire d’un milliard d’euros répartie entre trois dispositifs : 700 millions pour « l’industrie du futur » et 300 pour le Fonds d’accélération et l’appel à projet « Résilience », destiné à réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs extra-européens.

A l’échelle du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, quatre entreprises ont été retenues parmi les lauréats (sur 47 pour la Bourgogne-Franche-Comté) :

  • Nexson Group (Garchizy, fabrication d’échangeurs thermiques soudés),
  • Cassier (Cercy-la-Tour, transports routiers et tri de pneumatiques usagés),
  • SERTIP (Varennes-Vauzelles, sérigraphie industrielle),
  • TCT (Sauvigny-les-Bois, fabrication de noyaux magnétiques et de composants passifs bobinés).

Six autres entreprises de Nevers Val de Loire ont bénéficié du soutien des Fonds de modernisation automobile et aéronautique de France Relance :

  • Geficca (Cosne-sur-Loire, pièces moulées en caoutchouc),
  • Privtech Engineering (Magny-Cours, développement de moteurs de compétition et de bancs moteurs),
  • Danielson Engineering (Magny-Cours, conception de démonstrateurs technologiques),
  • Oreca (Magny-Cours, conception de moteurs thermiques de compétition et d’un moteur thermique et hybride à neutralité carbone),
  • Mygale (Magny-Cours, développement de voitures de course et d’un prototype F4 Génération 2 avec Oreca),
  • Ligier Automotive (Magny-Cours, construction de voitures de course).
  1. Mis en route en novembre 2018, ce programme mobilise 148 Territoires d’industrie en France, dont les projets sont appelés à se partager 1,36 milliard d’euros.
Être un fer de lance de la relance

Être un fer de lance de la relance

Le Territoire d’industrie Nevers-Val de Loire n’a pas échappé au ralentissement général provoqué par la crise sanitaire mondiale. Mais la dynamique et la motivation sont intactes, comme l’a montré le comité local de projet lors de sa réunion du 27 novembre. La fragilisation de l’économie rend même plus nécessaire que jamais la mise en route des actions définies de concert par les industriels et les élus, bien déterminés  rattraper en 2021 le temps perdu cette année.

 

Entre l’amphithéâtre de Nevers Agglomération et la visio-conférence, 35 personnes ont assisté et participé à la réunion du comité local de projet du Territoire d’industrie Nevers-Val de Loire, vendredi 27 novembre. Une affluence que n’ont pas érodée les huit mois mouvementés de crise sanitaire mondiale, au grand soulagement de Jean-Christophe Trontin, copilote du seul Territoire d’industrie nivernais aux côtés de Denis Thuriot, maire de Nevers et président de Nevers Agglomération : « Si nous sommes tous présents un an après la mise en place de ce comité de pilotage, c’est parce que notre motivation est intacte, alors que 2020 a été éprouvante pour nous tous. »

Communes, communautés de communes, communauté d’agglomération, entreprises industrielles de toute taille, de la TPE à l’aciérie, mais aussi services de l’Etat et de la Région : tous les acteurs du territoire sont d’autant plus sensibles aux effets en cascade de la crise née en mars que celle-ci n’épargne désormais personne. « Nous devons être tous ensemble les acteurs de la relance », a insisté Denis Thuriot en préambule. « Un tiers des 100 milliards d’euros du Plan de relance va être utilisé dès 2021 ; le dispositif Territoires d’industrie était déjà une forme de relance, en faire partie va nous aider pour la suite, car ce plan national va être un accélérateur de nos projets et de nos investissements. »

De fait, la dynamique lancée en 2019 par les industriels et les élus de l’axe ligérien, de Decize à Cosne-sur-Loire, et qui hissait le territoire parmi les plus actifs de Bourgogne-Franche-Comté, a souffert des deux épisodes de confinement et de leur entre-deux plombé d’incertitudes. « Nous avions pas mal avancé avant la crise sanitaire. Nous sommes désormais prêts à relancer la dynamique et à mener des actions très concrètes », a martelé Denis Thuriot, tandis que Jean-Christophe Trontin confirmait en écho : « Puisque nous n’avons pas fait tout ce que nous devions faire en 2020, il faut rattraper ce temps perdu sur la réalisation des fiches actions. »

Participant pour la première fois au comité local de projet de ce « levier très efficace pour l’émergence des projets industriels », la secrétaire générale de la préfecture, Blandine Georjon, a précisé que cinq entreprises du territoire avaient d’ores et déjà reçu le soutien financier de l’Etat dans le cadre du plan de relance : Cassier, Nexson, Oreca, Ligier et Danielson. D’autres nouveaux dispositifs, comme le Fonds friches, constituent également de nouvelles pistes de financement pour les projets de Nevers-Val de Loire, qui pourront profiter de l’arrivée du sous-préfet à la relance, attendu en janvier prochain.

Présenté par David Szymyslik, chef de projet du Territoire d’industrie, le tour d’horizon des huit fiches actions définies en 2019 a confirmé l’impact de la crise sanitaire – mais aussi des élections municipales – sur le calendrier, en particulier aux 2e et 3e trimestres. La reconversion des friches industrielles arrive ainsi à l’étape de la sélection de trois sites nivernais, pour lesquels une étude technique et financière devra être menée.

Sujets cruciaux, la formation et le recrutement ont pâti eux aussi des turbulences de 2020 ; la Semaine de l’industrie a été annulée et l’organisation de l’édition 2021 est incertaine, tandis que le projet de plaquette et de film de promotion du territoire est au stade de l’appel d’offres et devrait prendre corps au premier trimestre 2021. Pour faciliter les embauches et résoudre le problème souvent délicat de l’emploi du conjoint, l’ensemble du Territoire d’industrie peut s’appuyer sur la Cellule accueil de Nevers Agglomération, comme l’a rappelé Denis Thuriot.

L’écologie industrielle territoriale (EIT), qui doit aider les entreprises à améliorer leur performance environnementale, et la valorisation de la forêt nivernaise via une usine de bois lamellés collés sont deux actions simplement retardées dans leur avancée. L’horizon semble en revanche plus incertain pour la fabrication additive métallique et pour la Communauté industrie du futur 4.0. Clef de voûte du Territoire d’industrie, les binômes élus-industriels seront sollicités en 2021 pour remobiliser les entreprises et leur exposer l’offre de service qui peut leur permettre de relancer leur activité.Un rôle auquel Jean-Christophe Trontin, comme ses collègues industriels des binômes, est particulièrement attaché: « C’est une grande fierté et une grande responsabilité de s’engager pour faire avancer ce territoire. »