Des Volontaires territoriaux en entreprise (VTE) pour les Territoires d’industrie

Des Volontaires territoriaux en entreprise (VTE) pour les Territoires d’industrie

Avec le nouveau dispositif Volontariat territorial en entreprise (VTE), des étudiants et jeunes diplômés pourront postuler à des offres d’emploi d’entreprises installées notamment dans les Territoires d’industrie. Une façon de promouvoir la qualité des carrières offertes dans l’industrie et d’enrayer les difficultés de recrutement rencontrées par 90 % des PME hors des grandes agglomérations.

Le Volontariat territorial en entreprise (VTE) permettra aux étudiants ou jeunes diplômés des écoles de commerce ou d’ingénieurs et d’universités de candidater sur des offres d’emplois proposées par des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) industrielles, implantées notamment dans les 136 Territoires d’industrie – dont Nevers Val de Loire.

Le groupe Nexson, spécialisé dans le domaine des échangeurs de chaleur soudés et installé à Garchizy, figure d’ailleurs parmi les premières entreprises à s’être engagées à accueillir des jeunes diplômés en VTE et à publier ses offres sur le site.

Lancé officiellement le 23 mai par le ministère de l’Economie et Bpifrance (Banque publique d’investissement), le Volontariat territorial en entreprise s’inspire du Volontariat international en entreprise, qui rencontre un large succès. Il s’adresse aux étudiants et jeunes diplômés de niveau bac +2 à bac +5, auxquels il propose de bénéficier d’une expérience d’au-moins un an, qui pourra prendre la forme d’un contrat d’apprentissage pour les étudiants, d’un CDD ou d’un CDI classique pour les jeunes diplômés. Les VTE seront rémunérés par l’entreprise.

Grâce à ce dispositif, les volontaires s’immergeront dans la vie d’une PME en exerçant immédiatement des responsabilités importantes aux côtés du ou de la dirigeant(e), ce qui leur permettra d’acquérir une connaissance fine de l’entreprise et de ses métiers.

Le VTE s’inscrit pleinement dans l’axe « recruter » du plan Territoires d’industrie. Si les PME et ETI implantées hors des grandes agglomérations jouent un rôle structurant, elles rencontrent d’importantes et récurrentes difficultés de recrutement. Selon une étude publiée en novembre 2017 par Le Lab Bpifrance, 90 % d’entre elles sont concernées par ce problème, et 57 % se voient entravées dans leur croissance.

L’Etat et Bpifrance se sont fixé un objectif de 100 VTE signés pour la phase expérimentale qui débutera à la rentrée de septembre 2019. Par la suite, ce sont 2 000 VTE par an qui sont envisagés.

Pour en savoir plus : www.vte-france.fr

Le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire accueille Cercy-la-Tour

Le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire accueille Cercy-la-Tour

Rassemblant cinq intercommunalités sur l’axe ligérien, le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire a fait une exception en acceptant la candidature de Cercy-la-Tour, bastion industriel isolé au sud-est de la Nièvre. Illustration de la souplesse d’un dispositif qui fait vœu d’être réactif et au plus près des réalités du terrain, en particulier sur la question lancinante du recrutement.

Rattachée à la communauté de communes Bazois Loire Morvan, qui couvre un grand pan du sud-est de la Nièvre (1), Cercy-la-Tour n’est qu’à 15 km de Decize, et limitrophe de la communauté de communes du Sud-Nivernais – l’une des cinq intercommunalités du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire. La ville aux 1 800 habitants est un pôle industriel isolé en pleine campagne, qui n’a pas voulu laisser passer sous ses yeux le « train » d’un plan gouvernemental ambitieux : « A Cercy, nous avons 400 emplois industriels, entre Faurecia (250 salariés et de la sous-traitance), les Transports Cassier (130 emplois) et la Compagnie ferroviaire régionale (20 emplois) », liste Alain Reininger, maire adjoint de Cercy-la-Tour et vice-président de Bazois Loire Morvan en charge de l’économie.

Seule « vraie » ville industrielle de sa communauté de communes, Cercy-la-Tour a demandé à intégrer en solo le Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, qui ne rassemble depuis sa création que des intercommunalités : Sud-Nivernais (Decize, La Machine et Imphy), Loire et Allier (Magny-Cours et Saint-Eloi), Nevers Agglomération, Les Bertranges (La Charité) et Loire Vignobles et Nohain (Cosne, Donzy et Pouilly).

« Le plan Territoires d’industrie, c’est quand même 1,6 milliard d’euros (pour 136 Territoires sélectionnés, NDLR) », souligne Alain Reininger. Une manne qui pourrait aider les entreprises cercycoises à se maintenir ou à se développer. Le sort de l’équipementier automobile Faurecia préoccupe notamment l’élu : « En 2000, il y avait encore près de 1 000 salariés à Cercy. C’est une des dernières usines françaises du groupe, dédiée aux petites séries et aux pièces de rechange. Avec Territoires d’industrie, on pourrait  maintenir l’activité à Cercy, aider le groupe dans ses projets. C’est une opportunité importante, qui peut aussi accompagner le développement des Transports Cassier, ou notre projet de zone industrielle. »

Le comité local de projet de territoire d’industrie s’est réuni pour la deuxième fois le 30 avril, dans les locaux de la CCI. A l’ordre du jour, outre la candidature de Cercy-la-Tour, ont été évoqués les premiers échanges avec les industriels et les pistes de fiches actions.

La candidature de Cercy a été acceptée à l’unanimité par le comité local de projet de Nevers Val de Loire, le 30 avril, lors d’un point d’étape qui s’est tenu dans les locaux de la CCI Nièvre. Les échanges entre élus, industriels et représentants de l’Education nationale ont confirmé que le recrutement et la formation seraient le principal défi de ce Territoire d’industrie. « Les formations existent, nous sommes capables de répondre aux besoins, mais notre gros souci, c’est de trouver des candidats », a pointé Gilles Reverdy, proviseur du lycée professionnel Pierre-Bérégovoy. « On constate à la fois une méconnaissance et un manque d’appétence. La plupart des jeunes souhaitent s’orienter vers les métiers du tertiaire. »

Pour inverser la tendance et combattre les idées reçues, une campagne de communication, des opérations portes ouvertes voire une fête de l’industrie font partie des pistes sur lesquelles les membres du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire plancheront au cours des prochaines semaines.

 

  1. Bazois Loire Morvan est la plus vaste communauté de communes nivernaise. Elle rassemble 46 communes, dont les plus importantes sont Cercy-la-Tour, Châtillon-en-Bazois, Luzy, Moulins-Engilbert et Saint-Honoré-les-Bains.
L’industrie veut soigner son image pour mieux recruter

L’industrie veut soigner son image pour mieux recruter

Le recrutement est un problème commun à de nombreux industriels. S’il en fallait la preuve, la réunion de travail du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire, mardi 9 avril à Nevers, l’apporterait sans peine, tant le sujet a monopolisé les discussions. Une question d’image pour un pan de l’économie tombé en disgrâce auprès des jeunes.

La question de Jean-Christophe Trontin, directeur de l’aciérie Aperam d’Imphy, n’aura pas de réponse parmi ses collègues chefs ou cadres d’entreprise : « Quand on a 13 ans, est-ce qu’on a envie d’être soudeur ? Est-ce qu’on a envie d’être ouvrier chez Aperam ? » Silence dans l’amphithéâtre de Nevers Agglomération, dans lequel une trentaine de chefs d’entreprise ou cadres du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire étaient réunis, mardi 9 avril.

Recruter, donner aux jeunes Nivernais l’envie (d’avoir envie) de faire carrière dans l’industrie, est un problème auquel se heurtent la quasi totalité des patrons du territoire. A l’origine du mal, un déficit d’image du travail en usine, et une autre cause plus profonde, invoquée par Jean-Christophe Trontin : l’impact psychologique de décennies de désindustrialisation. « On a tellement réduit l’emploi, cela a laissé des traces dans les familles. » La visite de collégiens dans son usine ravive pourtant un peu d’espoir : « Un ou deux m’ont dit que ce qu’ils avaient vu leur avait donné envie de travailler chez nous. »

Recruter, innover, attirer des projets et simplifier, tels sont les points cardinaux du dispositif Territoires d’industrie, pour lequel le val de Loire nivernais a été retenu – de Decize à Cosne-sur-Loire en passant par Imphy, Magny-Cours, Nevers et La Charité-sur-Loire. Quelques jours après le versant charito-cosnois, c’était au tour du secteur sud du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire de vivre une première réunion de travail. Vice-président de Nevers Agglomération en charge du développement économique, Louis-François Martin a mené les débats et rappelé l’enjeu : accoucher d’un projet industriel en juin prochain, et proposer des actions susceptibles d’être financées par un dispositif promettant 1,36 milliard d’euros d’aides aux 136 Territoires d’industrie. « Cela pourrait faire 10 millions d’euros par Territoire », calcule à voix haute l’élu de la communauté d’agglomération. « Mais tout dépendra de la qualité de nos projets. Et ces projets reposent sur vos besoins. Nous, élus, sommes là pour vous accompagner. »

Le déploiement du très haut débit et de la fibre optique dans la Nièvre, les transitions écologique et numérique ont été évoqués lors de cette « réunion de contact », mais les orateurs ont invariablement aimanté leurs interventions vers le recrutement : « C’est le point crucial pour chacun d’entre nous », résume Jean-Pierre Allaux, directeur d’Eurosit et vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie. « Et quand je vois le nombre de chômeurs et nos problèmes de recrutement, en tant que chef d’entreprise, j’ai du mal à comprendre. »

Première réunion de travail des industriels du Territoire d’industrie «  Nevers Val de Loire »

Première réunion de travail des industriels du Territoire d’industrie « Nevers Val de Loire »

Les industriels ont la parole. Une première réunion de travail consacrée au dispositif  Territoire d’industrie Nevers Val de Loire s’est tenue le vendredi 29 mars au centre d’affaires CAMPUS. Cette rencontre a permis de recueillir les besoins des industriels implantés sur les bassins économiques de Cosne-Cours-sur-Loire et de La Charité-sur-Loire.

Une quinzaine de chefs d’entreprise et de représentants des institutions locales ont répondu à l’invitation lancée par l’adebCosne. Placés sous la houlette du binôme composé d’Abel Kaichouh, directeur général chez GEFICCA et de Denis Mangeot, vice-président de la Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain, les participants ont pu faire part de leurs préconisations pour le développement du secteur industriel local, au regard des 4 axes de travail proposés par le gouvernement : recruter, attirer, innover et simplifier.

Les échanges entre acteurs industriels ont permis de mettre en exergue diverses pistes de travail concrètes et adaptées aux réalités des bassins économiques locaux. La thématique des ressources humaines a été abordée à plusieurs reprises, notamment au travers de la problématique du recrutement. Les participants se sont montrés particulièrement satisfaits des enseignements tirés de cette rencontre. Cette même démarche de concertation sera conduite le mardi 9 avril lors d’une réunion de travail organisée par Nevers Agglomération. L’objectif sera de recueillir les attentes des industriels implantés sur les bassins économiques de Nevers, Decize et Magny-Cours.

Grâce à cette démarche inédite de concertation organisée dans 5 intercommunalités nivernaises, un plan d’action ambitieux, construit par les industriels eux-mêmes, pourra être élaboré à l’échelle du Territoire d’industrie Nevers Val de Loire. Au total, les 136 territoires sélectionnés par le gouvernement dans le cadre de ce dispositif spécifique se partageront une enveloppe globale de 1,36 milliard d’euros destinés à dynamiser le secteur industriel français.

40 actions identifiées par le Territoire d’industrie « pilote » Lacq-Pau-Tarbes

40 actions identifiées par le Territoire d’industrie « pilote » Lacq-Pau-Tarbes

Ce sont au total 40 actions qui sont identifiées et portées par le Territoire d’industrie « pilote » Lacq-Pau-Tarbes dans son protocole d’accord.  Ce document préfigure le contrat Territoire d’industrie qui devrait être paraphé en mai prochain.

Au niveau macroéconomique :

Enjeu 1 – Accroitre l’activité du territoire ;

Enjeu 2 – Encourager l’innovation ;

Enjeu 3 – Développer le tissu d’entreprises PME-PMI ;

Enjeu 4 – Consolider le capital humain : attirer, former, recruter.

 

Au niveau sectoriel :

Axe 1 – Renforcer les filières clés : énergie et géosciences, chimie, aéronautique et agroalimentaire ;

Axe 2 – Promouvoir le développement de l’hydrogène ;

Axe 3 – Faciliter la mobilité à l’échelle du territoire ;

Axe 4 – Résoudre le problème des traitements des déchets.

 

Quelques exemples de projets de la Communauté d’Agglomération Pau-Béarn-Pyrénées :

  • La biométhanisation des boues Cap Ecologia : mise en place d’une unité de biométhanisation pour le traitement des boues usées avec la valorisation énergétique photovoltaïque et méthanation ;
  • L’accompagnement de la transformation des friches industrielles : création d’un « fonds friche » permettant d’acquérir, dépolluer, restituer en état d’usage adapté au développement économique industriel des zones aujourd’hui délaissées, à proximité du Gave de Pau, aux enjeux écologiques et environnementaux majeurs ;
  • La réalisation d’un taxiway d’accès à la plateforme Aérosite. L’objectif est de construire un taxiway pour raccorder la zone d’activité Aérosite aux pistes de l’Aéroport Pau-Pyrénées, permettant ainsi aux entreprises implantées sur la zone d’optimiser leur logistique et d’effectuer des opérations de maintenance aéroportuaire civile et militaire ;
  • L’expérimentation de panneaux solaires photovoltaïques organiques pour accompagner l’émergence de la filière.

La Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées et des acteurs privés, en lien avec l’UPPA sont maîtres d’ouvrage. La Ville de Pau est contributrice. La finalité est de favoriser l’installation d’une unité de production photovoltaïque à partir de matière organique avec expérimentation sur des bâtiments publics

Des projets de la Communauté de communes de Lacq-Orthez :

  • Production d’hydrogène vert par électrolyse
  • Production de biogaz et de digestat sur le site de Mourenx-Extension de la plateforme R&D et transfert technologique CHEMSTART’UP
  • Promotion de la plateforme et prospection de projets collaboratifs auprès des TPE/PME régionales

 

5 projets phares de la Communauté d’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées :

  • Bâtir une stratégie d’attractivité commune « gagnant – gagnant » à l’échelle du territoire d’industrie Lacq-Pau-Tarbes en y intégrant une démarche à l’export. : à partir des diagnostics d’attractivité, il s’agit de mener des actions communes pour vendre industriellement notre territoire
  • La mise en place d’un HUB industriel autour de la maintenance, réparation, révision (MRO) aéronautique et l’e-aéronautique sur le pôle Pyrène Aéro-Pôle / Pyrénia : tiers -lieux, espace de coworking, etc. : il s’agit de développer plusieurs projets : immobiliers, bourse à l’innovation permettant d’implanter sur le territoire des startups autour des thématiques maintenance aéronautique et e-aéronautique (avion du futur).
  • La création d’une plateforme d’accélération et d’innovation : vitrine de l’industrie du futur : développer un projet de transfert technologique permettant d’accompagner les TPE, PME et ETI autour de la digitalisation et robotisation
  • La requalification de friches industrielles à partir d’une expérimentation OPAF RI (Opération Programmée d’Amélioration des Friches en Renouvellement Industriel (OPAF RI) : aider les propriétaires bailleurs à rénover leurs patrimoine industriel

Développer les solutions Smart Grid à partir de démonstrateurs d’énergie : Projet I.Z.A.R.D (Innovations pour les Zones d’Activité dans les Réseaux D’énergie) : créer un démonstrateur énergétique sur le territoire afin d’accompagner la transition à l’échelle 1.